|
NOTRE ACTUALITE
LE RESEAU
ESPACE REGIONAL
CONSEIL
GUIDE PRATIQUE
|
Politique publique - 08/12/2009
Passage de relais à la Direction du Patrimoine - De Michel Clément à Philippe Belaval, revue des témoins à transmettre
Le départ de Michel Clément nommé à la Cour des comptes par le président de la république au cours du Conseil des ministres du 2 décembre après six années à la tête de la direction de l'architecture et du patrimoine, est l'un des événements qui marquent un tournant dans la vie du jeune ministère de la Culture âgé d'à peine cinquante ans. C'est au mois d'avril 2008 que Christine Albanel a rendu publique l'application à son ministère de ce remède de cheval pour administration supposée frappée d'obésité : la RGPP (révision générale des politiques publiques). De dix directions, la rue de Valois passait à trois, plus un secrétariat général. Il aura fallu plus d'un an et demi pour que son successeur sanctionne par la co-signature des décrets nécessaires les décisions prises à l'époque. Les enjeux de l'action du Ministère lui-même dont l'un des titulaires, Jean Jacques Aillagon, n'hésitait pas à envisager la disparition, sont multiples : Sans s'attarder sur le contenu des départements du spectacle vivant et de la communication et en focalisant sur le nouveau service regroupé, notons Les associations du patrimoine n'oublieront pas que c'est Michel Clément qui a mis en œuvre la consultation régulière du G8 Patrimoine, ce groupement des huit associations nationales reconnues d'utilité publique à objet patrimonial, et que son passage à la DAPA en une période de restrictions budgétaires quasi systématique dont il n'était pas responsable, n'a pas été une sinécure. Nous savons de source bien informée que son successeur sera Philippe Belaval, Conseiller d'Etat, et parfait connaisseur du sérail : il fut directeur général de la Bibliothèque nationale de France, directeur général de l'Opéra de Paris, directeur général des Archives nationales, aujourd'hui président du Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique. Les associations, quoique de plus en plus convaincue de la nécessité de relations multi ministérielle, accueilleront Philippe Belaval en se gardant de participer à ce que Alain Peyrefitte, dans un hommage à André Malraux au Sénat, appelait "la sainte alliance des immobilismes administratifs, féodaux et syndicaux". Elles tenteront très vite de lui faire partager leur conviction selon laquelle la place du patrimoine est à l'intérieur du grand mouvement de développement durable engagé dans notre pays, en Europe et dans le monde, mais qu'à l'intérieur de ce grand mouvement, la continuation de la construction des paysages et le positionnement à sa juste place des éléments patrimoniaux dans ceux-ci, fait partie de sa pleine attribution. Alain de la Bretesche |
TOUS LES TITRES
Recherche rapide :
Recherche par dossier :
ARCHIVES
Recherche rapide :
|